Affaire Mame Mbaye Niang : la condamnation de l'inéligibilité
Mis à jour le 19 mai 2026
L'affaire de diffamation Mame Mbaye Niang : condamnation à six mois avec sursis confirmée par la Cour suprême, à l'origine de l'inéligibilité de Sonko.
Note méthodologique. Cette page rapporte des décisions de justice et des faits documentés, sans présumer de la culpabilité ou de l’innocence au-delà de ce que les tribunaux ont jugé. L’affaire a été lourdement politisée : les qualifications juridiques sont reprises telles que prononcées par les juridictions sénégalaises.
L’origine du litige (PRODAC / IGF)
Ousmane Sonko avait affirmé qu’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) mettait en cause le ministre Mame Mbaye Niang dans la gestion du programme PRODAC, pour un montant évoqué d’environ 29 milliards FCFA.[2] Mame Mbaye Niang a porté plainte pour diffamation.[2]
La condamnation pour diffamation
Ousmane Sonko est condamné pour diffamation à six mois de prison avec sursis et à de lourds dommages-intérêts de 200 millions FCFA.[1]
Confirmation par la Cour suprême
La Cour suprême confirme la condamnation en janvier 2024.[1] Elle rejette un recours en révision le 1er juillet 2025.[1]
La condamnation à l’origine de l’inéligibilité
C’est cette condamnation pour diffamation — et non l’affaire Sweet Beauty — qui a rendu Ousmane Sonko inéligible.[1] Le Conseil constitutionnel l’a écarté de la présidentielle de 2024.[1]
Contexte 2026
Une réforme du code électoral promulguée le 16 mai 2026 a levé cet obstacle pour l’avenir.[3] Voir l’analyse dédiée : Sonko, président en 2029 ? et la vue d’ensemble des affaires judiciaires.
Questions fréquentes
- Pourquoi Ousmane Sonko était-il inéligible ?
- En raison de sa condamnation pour diffamation dans l'affaire Mame Mbaye Niang : six mois de prison avec sursis et 200 millions FCFA de dommages-intérêts, confirmée par la Cour suprême en janvier 2024. C'est cette condamnation, et non l'affaire Sweet Beauty, qui l'a écarté de la présidentielle de 2024.